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INTRODUCTION

TRENTE-TROIS VISAGES DE MONTRÉAL

Penchez-vous sur un secteur de recensement en particulier et voyez lequel pouvait comprendre de 50 à 300 ménages en 1901. Promenez-vous dans le quartier, installez-vous dans l’une ou l’autre de ses maisons. Explorez tout le pâté de maisons. Pour 33 secteurs (parmi 505), vous avez accès à une information numérisée sur chaque résident. Comparez donc ces mini-quartiers entre eux ou voyez à quel point un quartier a pu changer entre 1881 et 1901.

L’information détaillée sur les 33 divisions sélectionnées a été recueillie dans les années 1990 par une équipe de chercheurs dirigée par Danielle Gauveau et Peter Gossage. Ces quartiers n’ont pas été choisis au hasard. En fait, il s’agit de quartiers plutôt spécialisés ou inhabituels comprenant des concentrations de riches Canadiens français, d’ouvriers protestants, de familles d’origine irlandaise, ou d’immigrants juifs arrivés d’Europe dans les années 1890. En utilisant les limites des secteurs de recensement de 1901 (basées sur des adresses enregistrées), les cartes fournissent de l’information sur les ménages de 1881 et 1901 tirée des mêmes sources: atlas de Goad, recensement, rôles d’évaluation et répertoires de la Ville.


Pour la présentation en ligne, nous avons choisi de nous concentrer sur trois sujets: l’appartenance (ethnicité), la densité et le service domestique.

  • APPARTENANCE

    La diversité culturelle est l’une des caractéristiques clés qui font de Montréal une ville si intéressante et en constante évolution. En raison des nombreux conflits et controverses suscités par des différences de langue et de religion, nous avons défini les communautés culturelles en croisant ces deux variables. Nous aurions plus le faire en utilisant d’autres variables telles que le lieu de naissance. Dans le Montréal du XIXe siècle, la ségrégation était visible à petite échelle en ce sens que le niveau de concentration pouvait varier d’un pâté de maisons à l’autre. Une telle séparation avait-elle un coût? On peut voir les résultats désastreux de la ségrégation raciale dans certaines villes américaines, où de nettes divisions isolent des segments importants de la population des bons emplois et des bonnes écoles. Les données sur l’appartenance ouvrent ainsi une perspective sur la façon dont le statut social interagit avec la langue et la religion.
  • DENSITÉ

    En moyenne, les ménages montréalais comptaient cinq membres. Toutefois, dans certains cas, jusqu’à douze personnes pouvaient vivre dans le même ménage, et on pouvait compter pas moins de mille personnes vivant dans la même institution! Gardez à l’esprit que nous avons été incapables de trouver les adresses d’environ 12% des ménages en 1881.
  • SERVICE DOMESTIQUE

    Le report sur une carte du nombre de domestiques par ménage révèle un degré élevé de ségrégation entre les quartiers: en effet, la plupart des ménages dépendaient du travail domestique, tandis que dans d’autres quartiers, pratiquement aucun domestique n’était employé. Les recenseurs se sont limités à enregistrer comme domestiques les personnes qui dormaient sur place, mais de nombreuses femmes déclaraient travailler le jour. Une famille pouvait embaucher une femme de ménage durant le jour ou encore une blanchisseuse pour faire les lavages sur place une fois par semaine.
  • Cartes thématiques à l’échelle des ménages des 33 secteurs de recensement sélectionnés



MAP

Contact

Pour obtenir des renseignements ou faire des suggestions: info@cieq.ca
Sherry Olson
sherry.olson@mcgill.ca
  Département de géographie
Université McGill
805, rue Sherbrooke Ouest
Montréal (Québec) H3A 0B9
Robert C.H. Sweeny
rsweeny@mun.ca
  Département d’histoire
Université Memorial de Terre-Neuve
St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador)
A1C 5S7
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