X

MAP LE PROJET

CONTRIBUTEURS·TRICES

L’élaboration du projet MAP a été supervisée par Robert Sweeny, professeur d’histoire à l’Université Memorial de Terre-Neuve, et Sherry Olson, professeure de géographie à l’Université McGill. Depuis 2015, le CIEQ met au point des techniques de visualisation afin de mettre en ligne toute la base de données géospatiales dans le but de promouvoir la découverte de données au moyen de «Viz». Grâce à cette démarche, Espace CIEQ héberge une nouvelle version interactive de MAP. Le site a été conçu et programmé par des membres du personnel du CIEQ: Jean-François Hardy, Tomy Grenier, Émilie Lapierre Pintal et Philippe Desaulniers. Cette mobilisation du savoir-faire universitaire et technique en histoire et en géographie a été rendue possible grâce à une bourse du Fonds de recherche du Québec — Société et culture.

De nombreuses autres personnes ont contribué au projet au cours des vingt dernières années. Nous avons rapidement abandonné tout espoir de calculer précisément les milliers d’heures d’entrée de données, de recherche par des étudiants, de temps supplémentaire et de bénévolat que ce projet a demandées. Plusieurs autres chercheurs ont généreusement fourni les données rassemblées dans le cadre de leurs propres projets.

Dans les années 1980, David Hanna, Robert Lewis et Jason Gilliland ont défini des tronçons de rues et les ont regroupés dans les districts utilisés dans la section À vol d’oiseau. Les tout premiers résultats de recherche ont été publiés dans l’Atlas historique du Canada (volume 2, planche 49, publié en 1993, et volume 3, planche 30, publié en 1990). Puis Rob a poursuivi son analyse des bâtiments industriels et des travailleurs industriels pour publier en 2000 Manufacturing Montreal. En se déplaçant à vélo et avec l’aide d’étudiants de premier cycle, Jason a pris bon nombre des photographies utilisées dans le projet, tandis que David et Quoc Thuy Thac ont mesuré les maisons. Tout le travail a été effectué avec du papier calque, des crayons et des appareils photo. Les données de départ provenaient pour la plupart des archives municipales, qui à l’époque étaient conservées dans des caves profondes et poussiéreuses. Jason a poursuivi ses recherches en s’intéressant à l’élargissement des rues et à la reconstruction des lots après des incendies. Jason, Don Lafrenière et d’autres étudiants de l’Université de Western Ontario ont créé un système d’information géographique historique (SIGH) plus élaboré pour London, en Ontario. Devenu professeur à l’Université Michigan Tech, Don travaille à la création d’un SIGH pour certains comtés du Copper Country, dans cet État.

Dans les années 1990, lorsque Statistique Canada mit les microfilms du recensement de 1901 à la disposition des chercheurs, différentes équipes se mirent à explorer ces sources. Grâce à leur générosité, nous avons été capables d’intégrer les données recueillies par ces équipes sur Montréal dans les bases de données du projet MAP.

En 1998, Peter Baskerville et Eric Sager publièrent une étude portant sur six villes, intitulée Unwilling Idlers. The Urban Unemployed and their Families (1998). Fort de cette expérience, Sager a ensuite mis sur pied une vaste équipe de recherche appelée le Projet des familles canadiennes, qui créa un échantillon aléatoire représentant 5% des données du recensement de 1901 et couvrant l’ensemble du Canada. Les résultats de cette recherche soigneusement contrôlée, codifiée et documentée constituent la source d’information la plus utilisée et la plus fiable pour comparer Montréal avec d’autres parties du Canada. Bettina Bradbury fait partie de ceux qui ont participé au Projet des familles canadiennes. Son premier ouvrage, Working Families (1993), tire profit des données des recensements de 1861 et 1881 se rapportant aux quartiers Sainte-Anne et Saint-Jacques. Elle a ensuite publié From Wife to Widow (2011), une étude de la vie des Montréalaises à travers le mariage, la maternité et le veuvage. Bradbury fournit également de nombreuses sources utiles en prenant soin d’indiquer les défis méthodologiques qu’elles posent.

Danielle Gauvreau et Peter Gossage ont recueilli des données sur la population des 33 divisions de recensement présentées dans la section De porte en porte. Ils ont décrit leurs méthodes et présenté leurs résultats dans un article publié dans la Revue d’histoire de l’Amérique française (PDF) en 2000. Leur échantillon se voulait un supplément détaillé au Projet des familles canadiennes pour les fins d’une étude sur les taux de natalité.

Mary MacKinnon et Chris Minns ont recueilli des données sur 66 quartiers, dont chacun était composé de 50 foyers. (Leurs sous-échantillons, qui couvraient des secteurs plus restreints qu’une division de recensement, seront également mis à la disposition des chercheurs.) Après la publication de leurs résultats sur les revenus et l’emploi, Jason Dean, alors étudiant au doctorat en économie à McGill, recueillit et publia les données correspondantes pour 1911. En toute probabilité, de fascinantes interactions et grappes de variables pourraient être découvertes dans chacun des petits quartiers étudiés.
(Voir MacKinnon, Mary, 2000. «Unilingues ou bilingues? Les Montréalais sur le marché du travail en 1901», L'Actualité économique, Société Canadienne de Science Economique, 76, no 1, 137-158.)

Patricia Thornton et Sherry Olson ont recueilli un échantillon de jeunes familles dont le nom de famille commence par la lettre B et qui comptaient un enfant âgé de moins de quatre ans. L’étude avait pour but de déterminer la population des bébés nés entre le 1er avril 1899 et le 31 mars 1900 (inclusivement). Thornthon et Olson ont recueilli des dates de naissance et de décès dans les registres paroissiaux de baptêmes et d’enterrements, mais ils ont eu besoin des données du recensement pour confirmer la survie des bébés et (même s’ils étaient morts) pour vérifier si la famille avait continué de vivre en ville. Ils ont aussi utilisé la version numérique du recensement de 1881 (un projet dans lequel Lisa Dillon joua un rôle central), disponible grâce au Programme de recherche en démographie historique (PRDH).

Patricia, Danielle, et Sherry ont poursuivi les efforts entrepris afin de faciliter la comparaison des deux ensembles de données de recensement. Avec l’aide de Caroline Sauriol, elles ont standardisé les variables utilisées pour Montréal dans le recensement de 1881. Grâce à la coopération de plusieurs équipes de recherche et à l’aide de Jason Dean et Jacob Larsen, elles ont intégré les divers échantillons numériques tirés du recensement de 1901 et standardisé les métiers. Julia Mitroi a utilisé l’index en ligne et les images sur microfilm pour vérifier les adresses figurant au recensement de 1901.

En 2000, des bourses accordées par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et Réseau GEOIDE (alors un centre d’excellence national) ont permis à un groupe d’étudiants diplômés de lancer le projet MAP. Kevin Henry, qui enseigne maintenant à l’Université Temple, familiarisa ses professeurs avec les techniques SIG.

Le projet MAP a, parmi ses importants partenaires, des bibliothécaires et des archivistes. Rosa Orlandini, aujourd’hui bibliothécaire spécialiste des cartes et des SIG à l’Université York, a été pendant douze mois notre première technicienne SIG pleinement formée. Jean-François Palomino, conservateur des cartes à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ), fait partie des étudiants de doctorat qui ont participé à la mise sur pied du projet MAP. En tant que bibliothécaire à l’Université McGill, Carol Marley a collaboré avec des géographes pour créer un centre d’information géographique, où Ruilan Shi et Rosa, parmi d’autres, ont conseillé les membres de l’équipe MAP. Le Musée McCord a fourni au projet des illustrations de sa remarquable collection. Mario Robert, directeur du Service des archives de la Ville de Montréal, déterra des documents clés. François Dufaux, Gilles Lauzon, Alan Stewart, Mary Anne Poutanen, et des membres du Groupe d’histoire de Montréal ont tous aidé à la recherche de documents et d’exemples des deux dernières décennies.

Le projet MAP a reçu le soutien du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) pendant 25 ans. À de nombreuses occasions, il a tiré parti de projets dirigés par les chercheurs principaux Danielle Gauvreau, Patricia Thornton, Sherry Olson, Joanne Burgess, Jean-Claude Robert, Jason Gilliland, Kevin Schwartzman, et Dick Menzies (Instituts de recherche en santé du Canada). La recherche menée par Schwartzman et Menzies était centrée sur l’épidémiologie de la tuberculose.

Depuis 2000, Robert Sweeny et Sherry Olson continuent de s’appliquer à inscrire sur des cartes toutes les données recueillies dans les rôles d’évaluation, les recensements et les répertoires municipaux. Dans son récent ouvrage, Why Did We Industrialize? (2015), Robert discute des nombreuses difficultés rencontrées au cours de cette démarche. Il a publié divers articles sur le droit de propriété et il continue d’étudier ses effets sur l’organisation de la vie sociale en milieu urbain.



MAP

Contact

Pour obtenir des renseignements ou faire des suggestions: info@cieq.ca
Sherry Olson
sherry.olson@mcgill.ca
  Département de géographie
Université McGill
805, rue Sherbrooke Ouest
Montréal (Québec) H3A 0B9
Robert C.H. Sweeny
rsweeny@mun.ca
  Département d’histoire
Université Memorial de Terre-Neuve
St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador)
A1C 5S7
CIEQ
CE SITE A ÉTÉ CRÉÉ PAR LE Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIEQ) EN SAVOIR PLUS SUR L’ÉQUIPE DU CIEQ Projet MAP et Centre interuniversitaire d’études québécoises © Tous droits réservés.
Navigateurs pris en charge : Chrome 50.0, Firefox 14.54, Safari 9.0, Explorer 10 (ou plus récent).